Sept conseils pour réduire les risques de TMS en entreprise

Le 8 octobre 2014

Encore à l’origine de 8 maladies professionnelles sur 10, les TMS persistent et pèsent sur la performance des entreprises.

Malgré la forte mobilisation des pouvoirs publics et des acteurs de la prévention (campagnes de sensibilisation, plans nationaux de prévention, accompagnement d’entreprises), les TMS résistent. Les TMS touchent toutes les professions quel que soit le secteur d’activité.

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Troubles musculosquelettiques ? De quoi s’agit-il ?

Les troubles musculosquelettiques (TMS) recouvrent un large éventail de pathologies touchant les tissus mous à la périphérie des articulations.
Localisés au niveau du poignet, des épaules, du coude, des genoux, les troubles musculosquelettiques affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs qui permettent le mouvement des pièces osseuses des membres supérieurs et inférieurs. Le syndrome du canal carpien est la pathologie la plus connue et la plus répandue. Les tendinites sont aussi des formes fréquentes de TMS.


Voyez par vous-même comment parler TMS au travail dans l’épisode suivant :


Voici quelques conseils pour lutter contre les TMS :

Prenez des pauses
Parce que l’on travaille parfois " en apnée ", prendre (si c’est possible) au moins une pause de 5 à 10 minutes toutes les deux heures est particulièrement bénéfique. Dans les usines de skis Salomon par exemple, les ouvriers volontaires peuvent pratiquer des étirements réguliers, pour récupérer et mieux irriguer les tissus. Si vous travaillez devant un écran, des logiciels existent pour vous rappeler à l’ordre (lire aussi "des logiciels anti-TMS à télécharger sur le web").

Variez les tâches
Pour éviter les douleurs aux mains et aux bras, changez de posture, même légèrement, par exemple en déplaçant votre tapis de souris. Lorsque cela est possible, alternez les tâches (par exemple, saisie sur écran et lectures), pour pouvoir récupérer et mieux lubrifier vos tendons.

Si vous avez mal, voyez le médecin du travail, sans attendre la visite obligatoire tous les deux ans. Il pourra inspecter les locaux, conseiller des réorganisations, alerter la direction, le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), et parfois l’inspection du travail. Il vous conseillera également sur la procédure à suivre en cas de déclaration de maladie professionnelle.

Saisissez aussi le CHSCT (ou les délégués du personnel si votre entreprise compte moins de 50 personnes). Ses membres ont pour mission de veiller à la santé et au bien-être des salariés. Ils pourront mener une enquête, puis interpeller la direction. Car rappelons-le, l’entreprise a pour obligation de veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés.

Prévenir les maux de dos
En sortant du travail, vous avez la nuque nouée, les lombaires en capilotade (même en étant resté assis toute la journée) ? Voici deux conseils, pour ne plus faire partie des 80 % de Français qui souffrent du dos.

Mal aux cervicales ? Changez d’éclairage.
On n’y pense pas forcément : les douleurs cervicales sont généralement liées... à un mauvais éclairage. Zones d’ombre, petits objets ou caractères microscopiques, mauvais contrastes, formulaires de saisie mal conçus nous obligent à nous contorsionner. Dans la mesure du possible, essayez de placer votre plan de travail perpendiculairement à la fenêtre. Et si vous travaillez sur écran dans une pièce dont l’éclairage varie (par exemple sous une verrière), prenez le temps de régler le contraste et la luminosité de votre moniteur.

Mal aux lombaires ? Changez de position.
Changer de quelques degrés l’inclinaison du dossier, ou de quelques centimètres la hauteur de l’assise, suffit à solliciter de tout autres muscles parmi ceux qui soutiennent nos vertèbres. Si l’on travaille assis, on risque peu de lésions (type hernie discale). En revanche, même sans se lever ni porter de poids, on peut se retrouver fourbu, et, la fatigue aidant, s’exposer davantage aux faux mouvements et accidents lombaires.

Sources :
http://www.anact.fr/
http://lentreprise.lexpress.fr/
https://tmspros.fr/


Le saviez-vous ?
Parmi les facteurs de risque de TMS, on distingue :
• les facteurs biomécaniques : gestes répétitifs, travail statique, efforts excessifs, positions articulaires extrêmes…,
• les facteurs psychosociaux : pression du temps, manque de contrôle sur son travail, manque de soutien social…,
• les facteurs organisationnels : délais de réalisation trop courts, travail monotone ou temps de récupération insuffisant…
A noter : l’état de stress joue également un rôle dans l’émergence des TMS.


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